J'ai trouvé de la viande de cheval dans la hyène

Date: 
19/03/2013

Aujourd'hui l'information vole de buzz en buzz, toute information un peu décalée finit par faire la une des journaux, du web et des JT pendant des semaines. Mais ça fait également réagir l'agence sanitaire qui a contrôlé à tour de bras et qui a découvert du cheval partout, dans les lasagnes, les boulettes, les tartes, les corn flakes, le coca (biffez les mentions inutiles). Personne ne le savait mais tout le monde mangeait du cheval, alors que ce n'était pas franchement populaire de bouffer du canasson. Certains clichés ont la peau dure. Pourquoi ne mangerait-on pas du cheval ? Et pourquoi ne publierait-on pas un roman avec le crowdfunding, le financement participatif ?

Aujourd'hui les éditeurs sont tout-puissants, ils ont droit de vie ou de mort sur chaque manuscrit qu'ils touchent, eux seuls décident de ce qui se lira demain. Pourquoi seraient-ils les seuls à décider ? Pourquoi ne pourrait-on pas tenter de contourner un système parfois un peu embourbé dans ses principes médiévaux ? (le suzerain décide et le vassal lit). Les éditeurs ne sont pas les seuls légitimes à décider de la qualité d'un texte. Pour certains il est encore indispensable de voir le sceau de l'éditeur au bas du texte pour apprécier la qualité du roman qu'ils ont entre les mains. Mais Gaston Gallimard & co. ne sont pas les seuls capables de juger. Les gens peuvent juger. La littérature. Comme la viande de cheval. 

My Major Company avait initié le mouvement en musique, les auditeurs décident et la qualité est franchement bonne. Après il y a eu Sandawe pour la BD. Et aujourd'hui il y a Bookly pour la Hyène, mon troisième manuscrit. Pour toutes les infos, c'est par ici.

Après, pour le cheval, comme pour le financement participatif de "la hyène", c'est à chacun de décider, comme disait Grégoire, premier artiste financé par My Major Company, c'est toi + moi + tous ceux qui le veulent.