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22/10/2013
Ce weekend j'étais à une foire du livre, à Blégny. Et vers 15h, le dimanche, une amie vient vers moi et elle se met à frapper sa main sur la table : "Mais pourquoi les gens n'achètent pas ces livres en masse, pourquoi ?" Puis elle a attrapé un exemplaire et l'a refourgué dans les mains des visiteurs qui passaient par là. "C'est génial, lisez !", elle disait. Avant d'avoir ouvert un livre, personne ne sait ce qu'il contient, personne ne sait s'il va plaire, si c'est qu'on aime lire. Il y a bien...
16/10/2013
ShortEdition organisait ce 15 octobre la deuxième édition de la matinale. Shortedition, tu te souviens, c'est la maison d'édition en short orange, c'est du format court en short orange, c'est la mélodie, que tu as fait triompher, c'est yam, ce sont ces textes pour lesquels tu as voté, ce sont ces textes pour lesquels tu t'es senti obligé de voter. Et la matinale c'est un concours d'écriture en direct, qui se déroule à Paris, au bar bat, un bar corse dans la rue de Lappe...
08/10/2013
Vous avez été 57 à financer le roman La hyène, le premier roman numérique belge publié grâce au crowdfunding ou financement participatif. Et l'ebook sera enfin disponible sur toutes les plateformes le samedi 26 octobre. J'espère qu'il vous plaira, depuis quelques mois la hyène a bien mué et si elle n'a pas fondamentalement changé, elle s'est offert une nouvelle peau. Plus soyeuse. Plus féroce. Plus impitoyable. Alors pourquoi c'est important d'acheter La hyène  le samedi 26 octobre ? 1....
01/10/2013
Je pense qu'on ne choisit pas qui on est. Ce qu'on aime faire. Ce qu'on souhaite. Ce qu'on désire. Ceux qu'on désire. Ceux qui nous désirent. Je n'ai pas choisi d'écrire. Appelez ça comme vous voulez, le fatum, le destin, la fatalité, une destinée. Jamais je n'ai eu l'impression de choisir cette voie : ce pour quoi on est ici, ce pour quoi on est fait, c'est quelque chose qui nous transcende, qui nous dépasse, nous subissons, simplement, bon gré mal gré. Certains ont le don de la communication...
Dans la littérature, ce que je préfère, c'est la lire. Et puis l'écrire. En deux phrases, en douze lignes, en 148 pages. La production. C'est ce moment intense où tu ne touches plus vraiment terre, jamais les nuages, t'es entre deux mondes, tu erres et tu oublies, tu vis avec Loïc, Marie, John Delvaux, Sheker, Jack, Yam, tu t'oublies, il n'y a plus qu'eux, il n'y a plus rien d'autre. Ca, j'aime. Et puis il y a ce qu'on pourrait appeler la post-production. En ce moment, c'est la post-...
16/09/2013
Cet été un homme m'adresse un courrier. Il s'appelle Alexis Anger, il lance une nouvelle maison d'édition numérique, Libre-Court, spécialisée dans les longues nouvelles et à ce titre il cherche à se créer un catalogue pour son lancement en octobre. Cet été, je ne suis pas chez moi, je suis aux Etats-Unis. Je le contacte, il me flatte ce qu'il faut pour m'intéresser au projet - alors que je suis certain qu'il n'a jamais lu une traitre ligne de ce que j'ai écrit mais qui cherche à justifier les...
Tic...Tac...Tic...Tac... Je ne vais pas te dire que je m'y suis habitué cher mon lecteur, ce n'est pas le genre de choses auxquelles on s'habitue aisément. Mais disons que je l'ai déjà vécu, ce stress de savoir si toi, mon lecteur, toi, mon aventurier littéraire, ou toi, mon investisseur providentiel, tu vas croire à ce projet de financement participatif pour publier le roman de La hyène en broché. La première fois, je dois dire, vous m'avez subjugué. Vous avez décidé d'investir 5000 € en moins...
31/08/2013
J'ai débarqué dans la fournaise nord-américaine un samedi après-midi, après avoir griffonné une adresse de résidence loufoque pour apaiser le douanier. L'air était humide et le soleil très haut et très grand, sur le parking de l'aéroport. C'était le début de 6 semaines de séjour, à Hopewell, dans le New Jersey. New Jersey, c'est bien, surtout ce coin-là, c'est à 1h30 de New York en train depuis Princeton Junction. Hopewell, par contre, c'est un village, à peine plus grand que celui où j'ai...
26/08/2013
En janvier dernier je recevais un courrier de Fadila Laanan. Si t'es pas Belge francophone, tu peux pas savoir que notre ministre socialiste de la culture, c'est à la fois notre mécène et notre fossoyeur. On aimerait bien se passer d'elle et de son cabinet mais c'est pas possible, surtout parce que c'est elle qui délie les cordons de la bourse, toutes ces bourses qui nous permettent de survivre un mois de plus. (Et un mois de plus, c'est un mois de gagné). Bref, je reçois un courrier de Fadila...
22/08/2013
Cher mes lecteurs, je dois vous faire un terrible aveu. J'ai de nouveau abandonné trois de mes enfants. Mais pour bien comprendre tout cela, voici le début de l'histoire. La littérature utilise souvent quelques clichés bien sentis pour parler des romans. Et parmi ces clichés, celui-ci, déjà lu  cent fois : "Ce livre, c'est comme un enfant - dont j'ai du mal à me séparer - que je veux faire grandir - qui prend son envol sans moi." Vous comprenez peut-être mieux mon aveu désormais. Alors...