Nouvelles

Elle marchait avec la une d'un journal entre les mains. Elle cherchait son ombre, quelque part, autour d'elle, l'ombre était cachée, là, brulante, sous ses semelles.

Elle a aperçu un homme loin devant elle, elle s'est mise à courir. L'homme possédait une longue barbe touffue.

Elle lui a tendu le journal, elle lui indiquait la photo du doigt. L'homme a posé une main sur son épaule et il a baissé les yeux.

La femme a éclaté en sanglots, elle ne pouvait se controler, elle s'est écroulée sur le sol. L'homme a posé une main sur sa tête et il n'a pas bougé jusqu'à ce qu'...

Samedi dernier je prends l'avion pour Bruxelles. J'atterris à 14h. Et c'est le début d'un combat contre le temps. 31 heures en Belgique. Voir un maximum de gens, boire, manger, parler. Beaucoup parler. Pour faire le plein de Belges, faire le plein de la famille, des amis, de ceux que je n'ai pas vu depuis au moins 5 mois. Dimanche 19h, vol de retour à Bruxelles. Les controleurs aériens français sont en grève et le vol est annulé. J'attends des heures dans le hall de l'aéroport de Zaventem. Une heure et demi de file, assis par terre, sur les pavés du hall de Zaventem. "On peut vous replacer sur notre prochain vol dimanche prochain". Alors je téléphone, je sors respirer dehors et je rentre constater sur le grand panneau que le vol est toujours annulé. Plus de vol vers Lisbonne le dimanche soir. Lundi matin, les premiers vols sont à 500€. J'hésite à reprendre un vol le mardi, moins cher. Et puis j'en trouve un moitié moins cher, lundi vers midi.

Je prends le bus vers Bruxelles...

Dans la cadre d'un concours organisé pour le 14 févirer autour du thème, c'est quoi l'amour ? - vaste question - voici quelques textes, très courts. C'est très casse-gueule comme thème, comme sujet, surtout dans des formats si courts. On atteint vite le miel, le trop sucré. Mais il y a un voyage à gagner. Et gagner des voyages en écrivant sur l'amour, c'est jouissif. Alors j'ai tenté. Je vous tiens au courant des éventuels résultats.

 

Je ne savais pas comment réagir. Larmes ? Folie ? Sourire ? Alors je n'ai pas réagi. Je n'ai rien dit. Je n'ai pas bougé. Mais des fleurs ont éclos, un volcan est entré en éruption, un ouragan a tout emporté, le printemps est arrivé et tout de suite après l'été brulant. Les rivières se sont asséchées et la lune s'est décrochée. S'il te plait, dis encore que tu m'aimes.

 

J'ai pris un aller simple, sans connaitre la destination, je vole par dessus les nuages dans ce siège de coton, le soleil est là, sans doute, je...

 

Les hommes ont une configuration étrange : les gros ventres ne se voient pas une fois couchés. C’est pourquoi Davy vivait constamment couché. Réveillé, il marchait jusqu’au perron de sa maison située au carrefour de la ville, au croisement entre la 65 et la 83, face à l’église et à l’arrière de la salle de billard. Et il s’étalait de tout son long devant les persiennes, installé de manière à apercevoir tous les angles de vue débouchant devant chez lui. Une fois affalé, son corps paraissait harmonieux : des jambes assez longue, un ventre camouflé et un torse épais qui lui donnait une apparence de stabilité. Il se rendait assez tôt sur le perron pour s’assurer que personne ne le verrait debout, position où son ventre tombait pratiquement jusqu’à ses poils pubiens. Mais couché Davy reprenait toute son assurance : il hurlait sur les enfants qui effrayaient les oiseaux pour se mettre en voix puis il saluait...

Ils étaient deux à avoir remporté le concours en écrivant la chronique de "Quand les ânes de la colline sont devenus barbus" sans l'avoir lu. Et bien ils ont chacun gagné un exemplaire du roman, ils l'ont lu et en ont écrit une nouvelle critique.

 

leBabel

 

Avant

Dans un roman la première phrase est capitale, dit-on, et dans ce dernier opus, « celui qui s’est fait un non » ne lâche rien sauf les chiens : tout est capitale, et commence en la capitale Rome. Son tempo mi Jodo mi Coca Channel Four, rénove le cerveau sans nous pomper de page en page. « Quand les ânes sont devenus...

Branko entassait le papier journal sous les fenêtres de sa chambre à coucher alors que sa femme était assise sur le lit, elle regardait les chiens courir sur le sol en terre battue de la maison. Peu avant l'aube, Branko tournait autour de sa maison, il posait une main sur les briques brutes et sur les châssis. Au fur et à mesure que ses doigts allaient et venaient sur le bois, des petits bouts épars tombaient sur la terre rocailleuse de l'est de la Roumanie. Sa femme avait croisé les bras et elle l'observait faire lentement monter et descendre ses doigts sur les châssis de toutes les fenêtres de la maison.
...

 

C’est une histoire dont je ne connais pas la fin, ce sont les plus belles.

 

Sidney était une femme épaisse qui avait tendance à ne pas s’intéresser à la présence de poils sur sa lèvre supérieure. Sidney était mannequin, mannequin main. Elle s’enduisait les mains de crème plusieurs fois par jour et elle dépensait la majorité de ses cachets chez une esthéticienne de la rue des Oliviers.

 

Son métier lui empêchait d’effectuer la plupart des tâches qu’une femme peut être amenée à faire au cours d’une...

Une chronique de Joseph l e b A b e l


Dans un roman la première phrase est capitale, dit-on, et dans ce dernier opus, « celui qui s’est fait un non » ne lâche rien sauf les chiens : tout est capitale, et commence en la capitale Rome. Son tempo...

Une chronique de Karine Lecluse.

 

Dialogue imaginaire entre Moi et Romain Duris.

— Je vais te parler de « Quand les ânes de la colline sont devenus barbus » de John-Henry. Imagine une famille composée d’uniquement de filles.

Pauvre père ! Avec toutes ces femmes.

— Cela se passe à Kaboul.

Deux étrangers au bout du monde…

— Tu vas faire pleuvoir.

Je suis dans le thème, non ?

— Moui. Si je te parle de Charia.

Cha-i-ra mieux demain…

— Je suis sérieux, je te parle d’un...

Un texte de Alexane Fruhauff


Ne vous êtes-vous jamais demandé ce qui pouvait pousser un homme à courir nu en pleine rue au beau milieu de la nuit ?...